Créations à venir

« Apprends moi » hors les murs

spectacle jeune public dès 5/6  ans pour une harpiste, une danseuse-chanteuse et un comédien-marionnettiste ( création hiver 2019/2020)

co-production de la ville de Bondy, avec le soutien de la Spedidam, d’ACTA, accueil en résidence à la MJC de Crépy en Valois, la Maison de la culture de Nevers, la MTD d’Epinay sur Seine, et la ville de Viroflay

pour les salles de spectacle ( Jauge de 150 à 500 places) et pour l’extérieur « Apprends moi hors les murs »

Après avoir créé Apprends moi en salle ( Auditorium théâtre de Viroflay, salle Malraux à Bondy et Théâtre Berthelot à Montreuil) Apprends moi hors les murs sera créé du 19 au 24 Octobre 2020 à La Ferme Caillard à Bondy.

des ateliers de rythme et construction d’objets sonores, de danse et marionnette seront proposés afin de faire participer le public à cette version du spectacle qui sera proposée dans des lieux divers et variés en extérieur.

Télécharger le dossier: Apprends moi

WA

DUO performance danse-musique /

tout public /durée 30mn
lieux possibles: cours intérieures, cours d’immeubles, cours d’écoles, jardins ( dans un espace protégé), hall d’exposition, théâtre…

avec
Bérengère Altieri-Leca, danse
Cathy Heyden, saxophone et pédales d’effets
Scénographie évolutive constituée de fils élastiques

WA signifie lien en japonais, et en inversant le W, nous obtenons MA, qui symbolise l’espace invisible entre deux choses ou deux personnes. Un espace rempli de vibrations, de sons, de chaleur, de lumière, un espace traversé par des fils élastiques, des mouvements, la présence des corps, le vide plein.
Du corps en mouvement de la danseuse liée à des cordes élastiques au corps émetteur de sons de la musicienne, deux femmes vont tisser entre elles la tension des liens qui libèrent.
Cette performance où les liens visibles se frottent à ceux invisibles, laisse à voir la mise en tension, et la détente qui s’en suit entre le corps de la musicienne et le corps de la danseuse. Le son et sa trajectoire forment eux aussi des liens invisibles, tout comme l’énergie rayonne de la danse.

tout public /durée 30mn
lieux possibles: cours intérieures, cours d’immeubles, cours d’écoles, jardins ( dans un espace protégé), hall d’exposition, théâtre…

Origine
Notre de désir de travailler sur les contraintes est né d’une nécessité à mettre en relief la multitude de liens qui sont inhérents à la condition humaine, et à nos pratiques artistiques. Nous souhaitons montrer que les liens peuvent être aussi bien générateurs d’empêchements, de freins que de dépassement, de libération et d’affirmation de soi.
L’observation de nos vécus de femmes, et des expériences de celles qui nous entourent nous a donné envie de nous questionner sur les entraves conscientes et inconscientes imposées de manière genrée aux femmes.
Ces entraves et leur ressenti génèrent différentes manières d’être actrices de nos vies dans différents champs, de la sphère intime au monde professionnel.
Si le lien est ce qui nous relie à l’autre, il est aussi synonyme d’attache au sens de privation de liberté, que cette privation soit consentie, subie voir déniée.
A un autre niveau, nous pouvons tou.te.s, à différents moments de notre vie d’artiste, nous trouver empêché.e.s physiquement (maternité, asthme dû à la pollution, tendinites fonctionnelles dues à nos pratiques, entorses …), évènements qui nous ont amené à repenser et ré imaginer nos pratiques.
Ces différentes stratégies d’intégration de la contrainte, que ce soit pour absorber ce qui est en train d’arriver, pour l’intégrer ou alors vivre avec jusqu’à sa prise de conscience, provoquent un impact sur le corps, l’esprit et le mental.
Le fait de conscientiser ces chocs, ces heurts et ces bousculements de l’être nous intéresse pour la tension vitale qu’elle est susceptible de générer vers le mouvement, la capacité de créer dans la contrainte, comme une survie nécessaire un mouvement vers la libération.

Vivre récemment la situation de crise sanitaire nous a par ailleurs fait appréhender les contraintes sous une autre forme, au sein d’une nouvelle réalité: celle du confinement. Chacun et chacune a pu les vivre de façon différentes, de la libération d’un quotidien étouffant à l’emprisonnement dans les nouvelles technologies et la gestion du travail en plus de celle du quotidien.
Mais ce qui est indéniable c’est que cette situation a exacerbé des restrictions de libertés déjà existantes et a révélé d’autres formes d’empêchements.
Des liens familiaux ont pu se ressouder comme d’autres se sont défaits.
Les liens, le rapport à la proximité et au toucher de l’autre, jusqu’à l’accompagnement des siens dans leurs derniers moment ont été redéfinis de manière radicale et anxiogène. Les rituels sociaux qui nous relient dans notre humanité ont été totalement bouleversés et les conséquences a long terme nous sont encore inconnus.

Dans le projet que nous proposons, nous souhaitons explorer une mise une condition extrême tant sur le plan corporel que musical. La tension dramatique générée par la situation, est captivante par le jeu entre la danse du corps et la danse des fils tendus. Au même titre que les enfants se donnent des challenges pour pimenter leurs jeux, ces liens deviennent paradoxalement créateurs d’une énergie libératrice et féconde d’un renouveau.

RIZOM

CREATION Octobre 2021 pour les enfants dès 10 mois

Mon travail en direction de l’enfance, de la crèche à la maternelle, m’a amené à questionner la relation de l’homme au monde physique et poétique, la place du corps et son langage sensoriel, de l’écoute au toucher, dans une société de plus en plus virtuelle.
Pour Rizom, je me suis interrogée sur l’importance du mouvement et du son selon les cultures qui conduit à des modes de communication non verbale différenciés.
Les racines, « ryz’hommes », autant de liens souterrains entre les êtres humains, qui sont les bases de notre devenir, donnent à voir, à entendre et percevoir la richesse de l’humanité de demain.

Il s’agit dans cette création d’explorer l’apprentissage de la motricité, jusqu’à la danse, en fonction des origines, et du pays d’où l’on vient.
Mémoires sensorielles, sons, odeurs, chants, mouvements, guideront l’apprentissage du tout petit vers sa découverte du monde.
Deux femmes, porteuses d’une transmission artistique de la danse au chant, un accordéon, des valises de toutes tailles enfermant leurs trésors, odeurs, objets, matières, sons de différents pays travaillés sous forme de documentaires sonores contemporains, emmèneront les enfants et leurs parents dans un voyage intemporel, puisant dans les origines et les racines, la richesse du présent. Un dispositif en cercle, rond comme le monde, accueillera ce voyage sensoriel, permettant une proximité aux enfants.